Joconde - catalogue - dictionnaires
Joconde
Portail des collections
des musées de France
logo  catalogue - notice complète
  icone imprimer
Réponse n° 1
Domaine

sculpture

Dénomination

buste

Titre

Tête d'homme, parfois identifié avec Pierre Ier de Russie

Auteur/exécutant

COLLOT Marie Anne (attribué)

Précision auteur/exécutant

Paris, 1748 ; Nancy, 1821 ; femme ; Élève et bru d'Étienne Falconet, elle est connue comme portraitiste, proche des cercles philosophiques et artistiques de Diderot et de Catherine II.
Marie-Anne Collot entre dès l’âge de 15 ans, à Paris, comme modèle dans l'atelier du sculpteur Jean-Baptiste II Lemoyne, qui eut une influence déterminante sur sa carrière de portraitiste, puis dans celui d'Étienne Falconet, proche de Diderot ; elle devint l'élève et la fidèle amie du sculpteur. Son jeune frère, lui, devient apprenti chez le libraire Le Breton, qui fut à l’origine de l’Encyclopédie
Les premières œuvres de Marie-Anne Collot sont des bustes de terre cuite d'amis de Falconet : Diderot, l’acteur Préville en Sganarelle ou le prince Dimitri Alexeievich Galitzine, ambassadeur de Russie, dont beaucoup sont aujourd’hui perdus. Tout le monde reconnaît dès lors son talent, son honnêteté et la vivacité de son esprit.
En octobre 1766, Falconet lui demande de venir avec lui à Saint-Pétersbourg (où celui-ci est invité par Catherine II de Russie , pour l'aider à réaliser une gigantesque statue équestre de Pierre Ier de Russie dite "le Cavalier de bronze", qui lui demandera 12 années de travail. Marie Anne Collot réalisa le visage de Pierre le Grand d'après son masque mortuaire et divers portraits qu'elle trouva à Saint-Pétersbourg.
Elle profita de son séjour en Russie, pour faire également des portraits de personnages de la cour de Russie : on ne tarit pas d’éloges devant le talent d’une sculpteu femmer (on n’avait le souvenir d’aucune autre), de plus âgée de... 18 ans ! En décembre de la même année, elle présente ses travaux devant l'Académie impériale des Beaux-Arts, où elle est élue le 20 janvier 176 7. La jeune femme dispose désormais d’une confortable pension.
Toujours à la demande de Catherine II, elle réalisa le portrait de Falconet, aujourd’hui au musée des Beaux-Arts de Nancy, et aussi, en 1772, un buste magistral de Diderot à la vue duquel, dit-on, Falconet brisa celui qu’il avait fait lui-même du philosophe : il se trouve aujourd’hui au Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg. Puis vinrent des bustes d’Henri IV, de Sully, de Voltaire, peut-être de d'Alembert (perdu ?) et plusieurs de l’Impératrice en personne, du Grand-Duc Paul et de la Grande-Duchesse Nathalie, ainsi que des médaillons en marbre de personnages historiques ou présents à la Cou r: Pierre Ier, l'Impératrice Elizabeth et Lady Cathcart, épouse de l'ambassadeur d'Angleterre ; elle fera aussi un superbe buste de leur fille Mary. Falconet confie à sa protégée si douée pour les portraits la tâche difficile de la réalisation de la tête de Pierre le Grand pour la statue équestre à Saint-Pétersbourg. Elle se documente alors très sérieusement et soumet un projet qui comble d’aise tout le monde.
Elle épouse en 1777, à Saint-Pétersbourg, le peintre Pierre Etienne Falconet, fils du sculpteur. Une fille naît de cette union qui fut toutefois malheureuse et éphémère. Madame Falconet rentre en France en 1778, avec son bébé. En 1782, accueillie en Hollande par son amie la princesse Galitzine, elle exécute les bustes en marbre de Guillaume, prince d’Orange, et de son épouse, la princesse Wilhelmine de Prusse. Elle renonce alors définitivement à la sculpture, se consacrant désormais à l’éducation de sa fille et aux soins apportés à son beau-père et maître tombé gravement malade, jusqu’en 1791, où il mourut. La Révolution bouleverse tout ce monde des artistes, des écrivains et des philosophes. Son maître, son mari, ses amis étant morts, Madame Falconet acheta en 1791 le domaine de Marimont (commune de Bourdonnay, Moselle), où elle se retira et mourut. Elle y est enterrée

Ecole

France

Anciennes attributions

anciennement attribué à Falconet

Période création/exécution

2e quart 18e siècle

Genèse

modèle ; oeuvre en rapport

Historique

buste identifié sans preuve décisive comme étant le modèle pour la tête de la statue équestre de Pierre Ier de Russie (17672-1725) érigée en 1766, à Saint-Petersbourg

Matériaux/techniques

terre cuite

Description

buste sur piédouche en marbre

Dimensions

H. 44.1 (oeuvre : 39.6) ; L. 32.1 ; 16.4 Pr

Sujet représenté

portrait (?, Pierre le Grand, ?, tête, homme)

Lieu de conservation

Paris ; musée du Louvre département des Sculptures

Musée de France
au sens de la loi n°2002-5 du 4 janvier 2002

Statut juridique

propriété de l'Etat ; achat ; musée du Louvre département des Sculptures

Date acquisition

1901 date d'acquisition

Anciennes appartenances

coll. Donop de Monchy ; vente anonyme avec une collection originale de Saint-Petersbourg, Paris, 1880

Numéro d'inventaire

RF 1319

Exposition

1900, Paris, Exposition universelle, n°4709 (Buste de Falconet par lui-même, terre cuite) ; exposition Paris, 1974, n°59 (attribué à M.-A. Collot)

Bibliographie

cat. 1907, n°1024 (attribué à Falconet) ; cat. 1922, n°1284 (id.) REAU, 1922, t. II, n°367 (id.) ; Sculpture française. II. Renaissance et Temps modernes. Sous la direction de Jean-René Gaborit. - Paris : RMN, 1998

Copyright notice

© musée du Louvre, © direction des musées de France, 2001

Crédits photographiques

© Hervé Lewandowski ; Réunion des musées nationaux - utilisation soumise à autorisation

 

Demande de photographie et/ou de conditions d'utilisation

 

Renseignements sur le musée

 

Contact musée

 

M5037010777

Notices :  

1  

Lots de réponses :  


Requête :   ((vente anonyme avec une collection originale de Saint-Petersbourg) :APTN )
Relations :   Synonymes=1, Spécifiques=3, Génériques=0