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Réponse n° 12
Domaine

peinture ; médiéval ; croyances - coutumes

Dénomination

volet (élément) ; retable

Titre

Le Christ au jardin des oliviers (partie supérieure) ; La Flagellation (partie inférieure)

Auteur/exécutant

MAITRE A L'OEILLET DE BADEN (auteur)

Précision auteur/exécutant

MAITRE A L'OEILLET DE BADEN : Peintre suisse actif à la fin du 15e siècle et au début du 16e siècle ; "Badener Nelkenmeister" en allemand ; nationalité : Suisse ; Le musée compte trois paires de volets peints où apparaissent un oeillet et un brin de lavande posés sur le sol. Ce motif a permis d'identifier plusieurs ateliers suisses de la fin du 15e siècle et du début du 16e siècle, désignés sous l'appellation des "maîtres à l'oeillet". Actifs à Fribourg, Berne, Zurich, Soleure ou Baden, ils ont en effet utilisé l'oeillet, sinon comme une signature, du moins comme un signe distinctif sans que l'on en connaisse la signification exacte (Notice extraite de l'ouvrage de Catherine Gras, Sophie Jugie et Hélène Meyer, "Le musée des beaux-arts de Dijon : guide des collections permanentes", Ville de Dijon, 2000)

Ecole

Suisse

Période création/exécution

4e quart 15e siècle

Genèse

oeuvre en rapport

Historique

Les panneaux du retable de la Passion du Christ viennent de Baden en Suisse. Traités dans un style très fortement redevable à Martin Schongauer, certaines scènes retranscrivent littéralement des gravures du célèbre artiste allemand. L'aspect caricatural des figures, la multiplication des détails cruels ou anecdotiques et la violence des coloris qu'une restauration récente a permis de redécouvrir, s'inspirent non seulement de l'imagerie populaire mais aussi du théâtre des mystères. Les autres panneaux du maitre à l'Oeillet de Baden représentent des saints typiquement suisses, saint Otmar et saint Fridolin, ainsi que sainte Barbe et sainte Ursule qui sont traitées de manière beaucoup plus raffinée : leurs somptueuses robes d'étoffes précieuses sont rendues par la technique des "brocarts appliqués". (Notice extraite de l'ouvrage de Catherine Gras, Sophie Jugie et Hélène Meyer, "Le musée des beaux-arts de Dijon : guide des collections permanentes", Ville de Dijon, 2000) ; Le "Retable de la Passion" est parvenu au musée sous la forme de quatre panneaux dont le bord supérieur est découpé en demi-accolade. Ce sont, en fait, les volets recto-verso d'un retable dont la partie centrale, peinte ou sculptée, a disparu. Le cadre devait être rouge vermillon, comme le suggèrent les lignes horizontales qui séparent les scènes. En deux endroits figure l'oeillet qui caractérise l'ensemble d'oeuvres regroupées sous le nom de "Maîtres à l'oeillet" et dont la signification n'est pas encore parfaitement établie. (...) L'oeillet est ici croisé avec un brin de lavande. La composition de six des huit épisodes – du retable est reprise de gravures de Schongauer (cycle de la Passion). Les volets, lors de leur entrée au musée en 1916 grâce au legs de Marie-Henriette Dard, avaient été remontés en un triptyque factice : les quatre panneaux de la "Passion" constituaient la partie interne, tandis que des peintures provenant d'un autre ensemble, à l'évidence postérieur, formaient la face externe. L'ensemble était pourvu d'un cadre moderne. Le pseudo-retable est déjà décrit dans l'inventaire après décès du père de la donatrice, le baron Pichot l'Amabilais, en 1869. Il est probable que ce montage a été réalisé par l'antiquaire dijonnais Frédéric Tagini, chez lequel se fournissait le collectionneur. Mais toute indication de provenance avait alors été perdue. Celle-ci a toutefois pu être précisément reconstituée, à partir du moment où l'on reconnut que plusieurs panneaux de la collection Dard avaient figuré à Bâle dans celle de Johann Heinrich von Speyr, qui les avait achetés à Baden vers 1820. Le "Retable de la Passion" provient de la chapelle des Rois Mages de cette ville. En 1747, les autels gothiques de la chapelle des Rois Mages avaient été remplacés par des retables baroques et placés aux murs de la chapelle, comme l'atteste encore une description en 1818. (Sophie Jugie, "Le Retable de la Passion du Maître à l'Oeillet de Baden", Bulletin des Musées de Dijon, n° 6, 2000, p. 7) ; fond naturel ; sûrement face externe du volet ;voir aussi : La Cène (D 105 D) Elément du même retable, Le Couronnement d'épines (D 105 E) Elément du même retable, L'Ecce Homo (D 105 F) Elément du même retable ; en rapport avec : Me à l'oeillet de Baden, Adieux du Christ, coll.pr

Matériaux/techniques

peinture à l'huile, sapin

Description

Peinture à l'huile sur bois (sapin)

Dimensions

Dimensions Hauteur : 168 cm ; Largeur : 76 cm

Sujet représenté

scène biblique (Jardin des oliviers) ; scène biblique (Flagellation du Christ)

Lieu de conservation

Dijon ; musée des beaux-arts

Musée de France
au sens de la loi n°2002-5 du 4 janvier 2002

Statut juridique

propriété de la commune ; legs ; Dijon ; musée des beaux-arts

Date acquisition

1916

Anciennes appartenances

Propriété ecclésiastique, Chapelle des Rois Mages de Baden, 1747, Bâle ; Collection privée, Speyr J. H. von, 1821 ; Marchand, Tagini, (au revers du saint Jérôme, à la craie sur la planche peinte en noir: "6 panneaux de peinture ancienes (sic) pour Mr Tagini Md d'antiquités à Dijon") ; Collection privée, Pichot-L'Amabilais Pierre-Jean-Baptiste-Henri ; Collection privée, Dard Marie-Henriette

Numéro d'inventaire

D 105 C ; 479 (Inv. Dard après décès)

Exposition

Schweizerische Malerei XV. bis XVIII. Jahrhundert, Kunstmuseum, Berne, 1936 (n° 24)
Im Zeichen der Nelke. Maler und ihre Bilder um 1500 / Sous le signe de l'oeillet. Peintres et images autour de 1500, Dijon, 1999 (exposition présentée successivement à Fribourg [Suisse], Zurich, Colmar, Berne, Bâle, Lucerne et Dijon), non paginé

Bibliographie

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Alexandre (Arsène), "Au musée de Dijon, les primitifs de la collection Dard", La Renaissance de l'Art français, juillet 1931 (p. 197)
Magnin (Jeanne), La peinture au Musée de Dijon, 3e éd. revue et complétée, Besançon, 1933 (p. 195)
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Rott (Hans), Quellen und Forschungen zur südwestlichen und schweizerischen Kunstgeschichte im XV. und XVI. Jahrhundert, t.III, Der Oberrhein, Stuttgart, 1938 (p. 168, 230)
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Stange (Alfred), Kritisches Verzeichnis der Deutschen Tafenbilder vor Dürer, 3 vol., Munich, 1967-1978 (n° 356 (maître des volets de la Sainte-Croix de Baden, Thüring Meyerhofer?))
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Jugie (Sophie), "Le Retable de la Passion du Maître à l'oeillet de Baden", Bulletin des Musées de Dijon, année 2000, Dijon, s.d., n° 6, p. 7-9 (fig. 1b)
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Jugie (Sophie), Maître à l'oeillet de Baden : "Le Retable de la Passion", fiche n°6
Starcky (Emmanuel), Barthélémy (Sophie), Cariel (Rémi) et al., Le musée des Beaux-Arts de Dijon, RMN, musée des beaux-arts de Dijon, Paris, 2002 (p. 40, reprod.)
Pélissier (Jean), Prêtres et religieux victimes des nazis, L'Echelle de Jacob, 2009 (reprod. coul. en couv., détail en 4ème de couv. (détail de "La Flagellation"))

Rédacteur

Steimer, Claire ; Bardin Dominique

Copyright notice

© Dijon, musée des beaux-arts, © Service des musées de France, 2017

Crédits photographiques

© François Jay ; musée des beaux-arts de Dijon

 

Renseignements sur le musée

 

01370013324

Notices :  

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Requête :   ((Bâle) :APTN )
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