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Réponse n° 19
Domaine

archéologie ; sculpture ; gallo-romain ; croyances - coutumes

Dénomination

figurine

Titre

Jupiter

Période création/exécution

2e moitié 1er siècle (?) ; 2e siècle (?)

Epoque/style/mouvement

?)

Genèse

oeuvre en rapport

Historique

Si le Jupiter de Chantilly appartient bien sûr à la catégorie des bronzes les plus classiques, il pourrait toutefois s'agir d'une production gauloise. La statuette s'inscrit dans une série où le dieu tient systématiquement le sceptre et le foudre, appelée aussi "série des Jupiter en majesté". Provenant d'Italie, les têtes de série de cette production sont le Jupiter de la Walters Art Gallery de Baltimore (inv. 54.749), trouvée dans un laraire de Boscoreale et le Jupiter du Musée archéologique de Florence (inv. 2291). En Gaule, la statuette de Lyon (Musée des Beaux-arts, inv. A 1886) reprend la même composition. La pondération du dieu, sa musculature et sa chevelure évoquent la grande plastique grecque du Vème siècle avant J.-C., plus particulièrement le style sévère. Sa silhouette entretient notamment une certaine parenté avec celle du Guerrier A de Riacce (Reggio de Calabre, Musée archéologique national). Faut-il pour autant proposer que les petits bronzes italiens et, indirectement, ceux de Gaule romaine soient inspirés d'un original grec ? Probablement élaborées dès le Ier siècle et produites jusqu'au IIème siècle, ces statuettes peuvent tout autant être l'écho de créations tardives, des pastiches sévérisants, citant rétrospectivement les canons du Vème siècle avant J.-C., comme les romains aimaient alors en commander.

Découverte/collecte/récolte

France ; Doubs ; Besançon (lieu de découverte) ; (1805, date de découverte) ; découverte fortuite

Précision découverte/collecte

découvert en 1805 au lieu-dit " les Graviers Blancs ", à 4 kilomètres de Besançon, tout comme l'OA 1202. Cette statuette aurait été découverte entre deux rochers, avec la Minerve OA 1202, une allégorie de l'Abondance et un petit cerf (tous deux, ancienne collection Pourtalès, Dubois, n° 615 et 536) et avec quelques restes humains calcinés. Cet ensemble pourrait avoir décoré le laraire d'une riche maison de la région : la figure de l'abondance et plusieurs divinités gréco-romaines sont fréquemment combinés dans les petits sanctuaires domestiques

Matériaux/techniques

bronze, argent, fonte à la cire perdue

Description

Cette statuette de Jupiter est coulée à la cire perdue, la chlamyde et le bras gauche sont fondus à part, ainsi que le sceptre. Elle repose sur un socle antique mouluré, décoré d'une frise d'oves au sommet et d'une motif de tresse à la base. Le dieu est nu, chaussé de sandales, la tête ceinte d'un bandeau. Il prend appui sur la jambe droite ; sa jambe gauche est fléchie, le pied presque à plat. Le bras droit est baissé le long du corps, la main tient le reste d'un foudre. Une chlamyde posée sur l'épaule gauche retombe de part et d'autre du bras gauche replié : elle est agencée en plis réguliers, épousant la sinuosité du corps. Jupiter tient le sceptre de la main gauche. Le torse est nettement hanché. La musculature, puissante, est précisément définie : l'arc thoracique, la limite inférieure des pectoraux et les plis inguinaux sont clairement marqués. La tête est tournée vers la gauche, légèrement inclinée. La chevelure, plaquée sur la calotte crânienne, devient abondante sous le bandeau. La barbe, très fournie, est organisée symétriquement autours d'un axe médian. Les traits idéalisés du visage se distinguent par des yeux légèrement tombants, incrustés en argent. La bouche est entrouverte.

Dimensions

H. 14.8 ; H. 4.5 (base)

Précision inscriptions

Etiquette n° 53

Utilisation/destination

pratique votive (?)

Sujet représenté

divinité gréco-romaine (Jupiter, debout, sceptre)

Précision sujet représenté

A partir de la deuxième moitié du Ier siècle avant J.-C., Jupiter, assimilé au Taranis indigène est l'une des divinités gréco-romaines les plus vénérés en Gaule. Ses représentations en bronze, fort nombreuses, sont tantôt simplifiées ou maladroites, tantôt très romanisées et donc sensiblement classicisantes. Il est alors parfois difficile de faire la distinction entre les productions indigènes d'après des cartons romains fidèlement suivis et les importations venues d'Italie.

Etat de conservation

manquent le sommet du sceptre et les incrustations des aréoles mammaires ; épiderme desquamé

Lieu de conservation

Chantilly ; musée Condé

Statut juridique

propriété privée personne morale ; donation sous réserve d'usufruit ; Chantilly ; musée Condé ; interdiction de prêt ou de dépôt

Date acquisition

1886 date d'acquisition ; 1897 entrée matérielle

Anciennes appartenances

acquis par le comte de Pourtalès-Gorgier en 1820, achat à la vente Pourtalès le 6 février 1865, par l'intermédiaire de H. de Triqueti, ; Henri d'Orléans duc d'Aumale

Numéro d'inventaire

OA 1203

Exposition

De l'Egypte à Pompéi : le cabinet d'antiques du duc d'Aumale, Chantilly, musée Condé, 5 juin - 9 septembre 2002

Bibliographie

Curtius, 1930, p. 1-28, pl. 7-10 ; Macon, 1907, p. 11 ; cat. de la vente Pourtalès, 6 févier 1865 ; Dubois, 1841, p. 101, n° 517 ; Panofka, 1834, p. 26-28, pl. III ; Comparaison :LIMC VIII, p. 428-431, n° 81-90 ; Boucher, 1976, p. 84-86 ; Ludovic Laugier, De l'Egypte à Pompéi : le cabinet d'antiques du duc d'Aumale, Ed. Somogy - musée Condé, 2002, p. 118-120

Copyright notice

© Chantilly, musée Condé, © Direction des musées de France, 2003

Crédits photographiques

© Ojéda ; © Réunion des musées nationaux - utilisation soumise à autorisation

 

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Renseignements sur le musée

 

Contact musée

 

M5052000136

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Requête :   ((1820) :APTN )
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