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Réponse n° 9
Domaine

archéologie ; gallo-romain

Dénomination

boîte à sceller

Auteur/exécutant

anonyme (bronzier)

Lieu création / utilisation

France, Bourgogne, Saône-et-Loire, Autun (lieu de création)

Période création/exécution

1er siècle

Epoque/style/mouvement

gallo-romain

Historique

"Ces objets, malgré des différences morphologiques, possèdent des caractéristiques communes lier à leur fonction : un couvercle mobile grâce à une charnière, un fond muni de plusieurs trous débouchants et deux encoches sur les côtés. Il s'agit de boîtes destinéesà protéger, comme leur nom l'indique, le sceau en cire d'un expéditeur lors du transport d'un courrier chez son destinataire : ainsi, le fil enserrant la missive passe par les encoches et les trous servent à faire écouler les surplus de cire et l'adhésion du tout à la lettre. Ce type de mobilier est peu connu. Une des seules études synthétiques actuellement disponible sur le sujet concerne un type particulier de boîte à sceaux : les boîtes à sceau à décor zoomorphe (Abauzit, Feugère, 1995). Les auteurs y présentent d'ailleurs un historique de la recherche auquel on peut se reporter. On peut également évoquer une note très brève concernant les boîtes à sceaux d'époque républicaine, en forme de bourse (Abauzit, Feugère, 1993)." Labaune, 2000, pp. 105-109, pl. 74-76, dont p. 109, pl. 76, n° 11 ; "Les Gaulois, qui écrivaient initialement leur langue en caractères grecs, comme l'attestent les graffiti sur les vases découverts au Mont-Beuvray, se mirent vite à l'apprentissage du latin : en témoignent les inscriptions gravées à la pointe sur de nombreux tessons découverts à Autun, portant le nom du propriétaire, du contenu ou encore des mises en garde aux emprunteurs indélicats. L'usage de l'écriture est en effet très répandu au I° siècle - et curieusement moins aux siècles suivants - sur toute sorte de supports : tessons (n° 257, B.1929), tuiles (n° 554, B.205), tablettes de plomb (n° 545), murs, sans compter les matériaux périssables, tissus, bois et peaux. Cependant, les plus classiques des supports sont le papyrus (charta) et le parchemin (membrana), sur lesquels on écrit avec une encre noire et épaisse (atramentum) au moyen d'un calame ou pinte de roseau, ainsi que les tablettes de bois, simples, doubles ou multiples (cerae) reliées par des charnières ou des lanières, que l'on grave avec un style (stilus ou graphium), pointe munie à l'autre extrémité d'une palette pour effacer. L'écriture est de plusieurs types, selon la nature du support et la destination du texte : capitale pour les inscriptions lapidaires, capitale rustique pour les manuscrits, cursive pour la correspondance et les graffiti. Les livres furent d'abord composés de rouleaux de papyrus (volumen) enroulés autour d'une baguette de bois, ce qui les rendait fragiles et peu maniables; à la fin de l'Antiquité, ils furent remplacés par le cahier de parchemin (codex) beaucoup plus pratique." Autun, Augustodunum, 1987, pp. 126-127

Découverte/collecte/récolte

France ; Bourgogne ; Saône-et-Loire ; Autun (lieu de découverte) ; découverte fortuite ; (1894, date de découverte) ; (BULLIOT Jacques-Gabriel, découvreur)

Précision découverte/collecte

"Trouvé dans le terrain ajouté au cimetière sous le rempart romain en creusant un fosse vierge, avril 1894" ; Référence cartographique (coordonnées de l'objet) ; 1894 (invention du site)

Matériaux/techniques

bronze, émail, forgé, moulage, martelé, cloisonné

Description

Boîtes à sceller, en bronze massif, moulé et martelé, cordiforme, à charnière (oxydée et bloquée); au couvercle émaillé de bleu et cloisonné représentant des feuilles de lierre (émail endommagé et manquant); percée de trois trous en triangle au fond; la pointe du couvercle est manquante. ; "Les deux premières boîtes, cordiformes, présentent une structure générale analogue comportant un couvercle à charnière, un fond percé de trois trous placés en triangle et une encoche sur chacun des deux longs côtés; la boîte (b) possède un couvercle décoré d'émail cloisonné d'un motif de feuille de lierre. [...] Les objets de ce type ont longtemps été considérés comme des boîtes à parfum (Boucher, 1971, n° 90, p. 113; Sautot, 1977, n° 1-8, pl. XVIII, p. 294; Expo. Dijon, 1979, n° 381, p. 67, pl. 37). Il s'agit en fait selon toute vraisemblance de boîtes à sceller les lettres (Schindler, 1970, p. 56, fig. 163; Expo. Paris, 1983, n° 39, p. 111; Desbat, 1984, p. 100)." Autun, Augustodunum, 1987, pp. 126-127, dont p. 127, n° 202 (b) ; "Cassolette émaillée de bleu cloisonné, forme de feuille de lierre, à trois trous reproduite en diminutif à la surface de l'opercule, percée de trois trous en dessous et de deux échancrures carrées sur les parois en forme de soufflet; petit creux à la pointe pour la fermeture, opercule dévoyé. Long. 0.046 Larg. 0.022 Trouvé dans le terrain ajouté au cimetière sous le rempart romain en creusant un fosse vierge, avril 1894" Fiche Inventaire Bulliot ; "Boite à sceau piriforme, à couvercle émaillé. Le système de tenon/mortaise assurant une parfaite fermeture du couvercle est analogue à certaines boîtes à sceaux en forme de goutte d'eau." Labaune, 2000, pp. 105-109, pl. 74-76, dont p. 109, pl. 76, n° 11

Dimensions

Longueur en cm 4.9 ; Largeur en cm 2.7 ; Epaisseur en cm 0.95

Inscriptions

inscription ; numéro

Précision inscriptions

inscription, au dos : B.838 ; inscription, au dos : illisible

Lieu de conservation

Autun ; musée Rolin

Statut juridique

propriété de la commune ; mode d'acquisition inconnu ; Autun ; musée Rolin

Date acquisition

1954 entrée matérielle

Numéro d'inventaire

B 838

Exposition

Autun Augustodunum - Capitale des Eduens, musée Rolin - Hôtel de Ville - Autun, 16 mars- 27 octobre 1985 (p. 127, n° 202 (b))

Bibliographie

Autun Augustodunum - Capitale des Eduens, musée Rolin - Hôtel de Ville - Autun, 16 mars- 27 octobre 1985 (pp. 126-127, dont p. 127, n° 202)
Inventaire B. Archéo, fiches inventaire, Bulliot
Rebourg A., Carte archéologique de la Gaule, Autun 71/1, Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 1993, Paris, 225 p. (n° 435)
Labaune, Le mobilier métallique gallo-romain d'Autun-Augustodunum, Bilan et perspectives à partir des collections anciennes conservées au Musée Rolin à Autun, Mémoire de DEA, Université de Bourgogne, 2000 (pp. 105-109, pl. 74-76, dont p. 109, pl. 76, n° 11)
Boucher, Vienne, Bronzes antiques, Inventaire des collections publiques françaises, n°17, Paris, 1971 (n° 90, p. 113)
Sautot, Une collection d'objet de bronze provenant des Bolards (Côte-d'Or), R.A.E., 28, fasc. 3-4, p. 285-349 (n° 1-8, pl. XVIII, p. 294)
Malain-Mediolanum, cat. expo., musée archéologique, Dijon, 1979 (n° 381, p. 67, pl. 37)
Schindler, Landesmuseum Trier Führer durch die vogelschichtliche une römische Abteilung, Trier, 1970 (p. 56, fig. 163)
La Civilisation romaine de la Moselle à la Sarre, cat. expo., musée du Luxembourg, Paris, 1983 (n° 39, p. 111)
Desbat, Les fouilles de la rue des Farges à Lyon 1974-1980, Lyon, 1984 (p. 100)

Copyright notice

© Autun, musée Rolin, © Service des musées de France, 2015

Crédits photographiques

© Claudine Massard

 

Renseignements sur le musée

 

01610004961

Notices :  

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Requête :   ((1894) :DECV )
Relations :   Synonymes=1, Spécifiques=5, Génériques=0