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Réponse n° 163
Domaine

peinture ; Asie

Appellation

gouache chinoise

Titre

Mandarin du premier ordre

Période création/exécution

1ère moitié 19e siècle

Historique

Au début des années 1780, les Chinois utilisèrent du papier occidental pour la plupart de leurs peintures destinées au marché d'exportation. Les filigranes des papiers anglais ou américain (comme le filigrane " J. Whatman " retrouvé sur les oeuvres conservées à Dobrée) ont permis d'établir une datation assez précise des peintures. L'autre type de papier utilisé à partir de 1800 ou 1810 était le " pith paper " improprement appelé " papier de riz ". Ce papier là était fabriqué à partir de la moelle d'un arbre : l'Aralia papyrifera ou Aralia à papier. Le " pith paper " ou " papier en moelle d'Aralia " (en français) était un support très fragile et celui du XIXe siècle qui est parvenu jusqu'à nous est en général déchiré ou craqué

Matériaux/techniques

papier de Chine, papier en moelle d'aralia, gouache

Dimensions

Largeur en cm 36.8 ; Hauteur en cm 46.8

Inscriptions

légende (anglais, chinois, latin)

Précision inscriptions

légende, En bas au centre : Au crayon, en lettres cursives : "Jin Touc (?) - N. 1 Button"

Précision utilisation/destination

Ces représentations vouées à l'exportation sont des visions européennes de la Chine et non pas des représentations de la Chine vue par les Chinois. La main portant le pinceau pouvait être chinoise mais l'idée directrice était bien occidentale. Ces figures apparaissent alors comme des " types " de représentations codifiées satisfaisant le besoin des Européens des XVIIIe et XIXe siècles de classifier et catégoriser toutes choses. La Chine était donc perçue en énumérant ces " types ", et une civilisation entière était comprise en réduisant sa complexité à un nombre d'images plus simples à assimiler (même si ces peintures d'export donnaient des illustrations assez précises et fiables de la Chine)

Sujet représenté

figure (homme, robe : dragon, chapeau, collier)

Précision sujet représenté

Homme d'un certain âge, avec cheveux et barbe blancs, vêtu d'une robe au dragon (cinq visibles à quatre griffes) violette et bleu avec motifs de vagues dans la partie inférieure. Il porte un chapeau rouge, conique avec à son sommet une perle de corail ou de verre rouge et avec une plume de paon à deux ocelles, attachée à l'arrière. Enfin, il a le collier de mandarin autour du cou, sur le torse. Fonctionnaire du premier rang parmi les dix-huit officiels de l'administration chinoise allant de 1A à 9B. Les fonctionnaires jouissent d'un immense prestige social et de nombreux privilèges comme exemption d'impôts, pension de retraite et honneurs posthumes. Ils font partie d'une véritable caste administrative et sont les représentants de l'état. Ils ont en charge de faire fonctionner l'administration. A Pékin, celle-ci se divise en 6 ministères : Fonction Publique, Finances, Rites, Guerre, Justice et Grands travaux. En province, elle est gérée par 3 commissions : administrative, judiciaire et militaire. Dans la Chine ancienne, l'apparence joue un rôle très important et le statut social se distingue par la qualité et la forme des vêtements. Ce fonctionnaire porte une riche robe de couleur violette brodée de dragons et serrée d'une ceinture à boucle de jade sur laquelle sont attachées diverses pendeloques : mouchoir et petite housse rouge probablement pour ranger la tabatière qu'il tient à la main. Les costumes chinois ne possédant pas de poche, il est de coutume de porter les accessoires dans les manches ou noués à la ceinture. La célèbre " robe au dragon " est un habit semi-officiel (jifu). Le mangpao, robe ornée de 9, 8 ou 5 dragons à 4 griffes, était porté par les personnalités de la cour alors que le long pao, orné de 9 dragons à 5 griffes, était réservé à l'empereur et à sa famille. Les fonctionnaires de la 1e à la 5ème classe pouvaient attacher à leur coiffe de 1 à 3 plumes de paons (huayu) accordées par faveur impériale aux dignitaires méritants. Ils étaient aussi autorisés à porter le " collier de mandarin " de 108 perles, le chaozhu, inspiré des rosaires des moines bouddhistes. Le degré du rang était indiqué par une petite perle de couleur sur le haut du chapeau. Cet insigne, appelé en Europe " bouton de mandarin ", fut instauré par l'empereur Yongzheng (1722-1735) dès 1727. Les fonctionnaires de première classe portaient une perle de corail ou de verre rouge opaque. Le port de la barbe est un signe de virilité, surtout présente dans l'aristocratie impériale et chez les chefs militaires. Ce fonctionnaire chenu pourrait être à la retraite. Celle-ci, fixée à 60 ou 70 ans, doit être demandée ; si elle est accordée le fonctionnaire peut être promu et toucher une meilleure pension

Lieu de conservation

Nantes ; musée départemental Dobrée

Musée de France
au sens de la loi n°2002-5 du 4 janvier 2002

Statut juridique

propriété du département ; legs ; Loire-Atlantique ; musée départemental Dobrée

Anciennes appartenances

Collection privée, Dobrée Thomas (I), (Commandé par) ; Collection privée, Dobrée Thomas II

Numéro d'inventaire

2002.14.63 ; 544.43 (Ancien numéro)

Commentaires

Vente d'une collection de gouaches chinoises d'exportation à la Vente Internationale d'Art et d'Antiquités de Maastricht, 14-23 mars 2003, par Martyn Gregory, 34 Bury street, St. Jame's, London SW1Y 6AU, www.martyngregory.com (cf. dossier d'oeuvres)

Exposition

Voyage à la Chine, Angers, 2002

Bibliographie

Catalogue général des collections du Musée Th. Dobrée. par P. de Lisle du Dreneuc, conservateur, Mr l'Abbé Durville et M.P. Soullard, 1906. Nantes, imprimerie moderne. (p. 82)
"Voyage à la Chine" 1817-1827 Collection Th. Dobrée, Marie Richard, Nantes, 1988 (p. 87)
in "the world of interiors", juin 1989, pp. 160 à 169 (pp. 160 à 169)
Victoria and Albert Museum, Far Eastern Series, 1984
les éditions de l'amateur, 1997, Turin. (p. 156 à 163)
Par Gilles Baud-Berthier, Michel Cartier, Didier Gauthier, Jérôme Kerlouégan, Françoise Wang, 2003.
Cl Crossman, The decorative arts of China trade, Paintings, furnishings and exotic curiosities, 1991il

Copyright notice

© Nantes, musée départemental Dobrée, © Service des musées de France, 2012

Crédits photographiques

© Chantal Hémon

 

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07450077104

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