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Réponse n° 3
Domaine

orfèvrerie

Dénomination

candélabre

Auteur/exécutant

MEISSONIER Juste Aurèle (dessinateur) ; DUVIVIER Claude (orfèvre)

Précision auteur/exécutant

MEISSONNIER : Turin, 1675 ; Paris, 1750
DUVIVIER : ?, 1688 ; ?, 1747

Ecole

France

Lieu création / utilisation

France, Ile-de-France, Paris (lieu de création)

Période création/exécution

2e quart 18e siècle

Millésime création/exécution

1734 vers ; 1735 vers

Matériaux/techniques

argent, fonte, ciselé

Description

argent fondu, ciselé ; Girandole, en argent en forme de tronc d'arbuste de style rocaille sur une base de forme chantournée. Il est décoré de volutes et de chutes de fleurs qui s'enroulent autour du tronc. De la partie haute sortent les trois branches qui se penchent vers le bas. La girandole est en trois parties. ; Le pied, irrégulièrement contourné, présente divers enroulements mêlés à des rocailles; d'un côté, semblant s'échapper de la base de la tige, retombent des paquets de fleurs. Le fût, constitué d'enroulements, est animé jusqu'au binet d'un vigoureux mouvement tournoyant; à mi-hauteur, un renflement présente tour à tour, sur chacune de ses trois faces, une branche de rosier portant un bouton et une rose épanouie, un papillon et enfin un cartouche rocaille asymétrique surmonté d'une couronne ducale et gravé d'armoiries. Les trois bras amovibles, réunis à un manchon central, sont constitués d'enroulements rocailleux et végétaux, aboutissant à trois bobèches de rocailles supportant chacune un binet; ces derniers ne sont pas identiques : l'un présente des canaux tors et des palmes, le second un empilement de coquilles, tandis que le troisième semble constitué de feuillages. Au point de rencontre des trois bras, un orifice reçoit un culot mobile, composé d'un amoncellement de rocailles. Tous les éléments du candélabre ont été exécutés à la fonte; le revers du pied laisse clairement apparaître la technique de fabrication : le corps principal, du moins dans sa partie basse, se compose de deux moitiés fondues séparément puis assemblées, ce que vient confirmer par ailleurs la disposition des poinçons. Bien que le candélabre porte le poinçon de Duvivier, il est bien évident qu'on ne saurait le considérer comme l'invention personnelle de celui-ci. [...] (d'après Orfèvrerie française des XVIe XVIIe XVIIIe siècles/ G. Mabille/ 1984) ; La conception traditionnelle de ce type de luminaire est ici complètement transformée par la recherche de dynamisme et de contraste. Partant de la base asymétrique, un mouvement en spirale enveloppe l'objet, accentué par l'opposition entre éléments ascendants et descendants. Des forces contraires semblent s'affronter et parcourir l'argent de leur frémissement, jusqu'à l'extrémité des branches qui s'abaissent dans un contre-mouvement. Ce candélabre est composé de trois éléments qui s'emboîtent les uns dans les autres permettant de modifier l'intensité de l'éclairage. Un grand flambeau destiné à recevoir une bougie constitue l'élément principal. Venant s'adapter sur le binet, une girandole composée de trois branches permet de transformer le flambeau en un candélabre à trois bougies. Au centre des bras, un quatrième binet est caché par un bouchon en forme de feuille qui peut être retiré et ainsi porter le nombre de bougies à quatre. Le candélabre porte les armes d'Evelyne Pierrepont, duc de Kingston, qui avait commandé en 1732 un service de table à l'ornemaniste parisien le plus audacieux du règne de Louis XV, Juste-Aurèle Meissonnier. Le duc fournit de vieilles pièces d'argenterie démodées pour les faire fondre afin de réaliser sa commande. Avant tout un inventeur de formes, Meissonnier a créé un univers merveilleux et surprenant. Ses idées novatrices sont à l'origine du goût rocaille qui triomphe à Paris dans les années 1730. Il diffusa ses modèles par la gravure dans toute l'Europe et en confia la réalisation à d'autres orfèvres moins connus travaillant sous son étroit contrôle. Claude Duvivier fut chargé de fondre et de ciseler ce candélabre de la prestigieuse commande du duc de Kingston. (d'après Stuff of Dreams/Portland, Hartford 2002-2003)

Dimensions

H. cm 38.5 ; L. cm 21.5 ; Poids gr 3623

Inscriptions

poinçon de maître ; poinçon de charge ; poinçon de décharge ; inscription ; armoiries

Précision inscriptions

poinçon de maître : A l'intérieur du pied : C D, un olivier ; poinçon de maison commune : A l'intérieur du pied : S couronné (Paris, 1734-1735) ; poinçon de charge : A l'intérieur du pied : A couronné (Paris, 1732-1738) ; poinçon de décharge : A l'extérieur du pied et sur le manchon central : une tête de chien (Paris, 1732-1738) ; poinçon d'ouvrage importé : A l'extérieur du pied et sur le manchon central : un cygne (des pays non contractants, depuis 1893) ; inscription gravée : A l'intérieur du pied, sous le manchon du culot : N.1 ; inscription gravée : Sur le manchon des bras : N.1 suivi d'un D ; armoiries indéterminées gravées : Sur une face du renflement du fût : d'argent au lion de sable sur une terrasse bandée de sinople et d'argent (?), accosté de deux vols d'... posés sur la terrasse. Devise : Honi soit celui qui pense (ordre de la Jarretière). Couronne ducale fondue et rapportée. Les armoiries du duc de Kingston présentent au cimier un lion entre deux vols.

Période utilisation/destination

1er quart 20e siècle

Millésime utilisation/destination

1921

Sujet représenté

représentation végétale (rosier, branche, rose, fleur, papillon) ; armoiries ; ordre de la Jarretière

Lieu de conservation

Paris ; musée des Arts décoratifs

Musée de France
au sens de la loi n°2002-5 du 4 janvier 2002

Statut juridique

propriété de l'Etat ; donation sous réserve d'usufruit ; musée des Arts décoratifs

Date acquisition

1937

Anciennes appartenances

Le Breton ; David-Weill David ; David-Weill Flora

Numéro d'inventaire

32632

Exposition

Orfèvrerie civile française du XVIe au début du XIXe siècle/Paris : Musée des arts décoratifs. 12 avril-12 mai 1926 (n° 42)
Louis XV et Rocaille/Paris : Musée de l'Orangerie. 1950 (n° 136)
Donations David-Weill/ Paris : Musée de l'Orangerie. 6 mai 1953-7 juin 1953 (n° 560)
Cent ans Cent chefs-d'oeuvre Cent collections/Paris : Musée des Arts Décoratifs, 16 octobre 1964-15 janvier 1965 (n° 273 et repr. p. 66)
Rococo, Art and Design/ Londres : V & A. 1984 (n° A 18 p.23)
I Trionfi del Barocco/ Turin : Stupinigi. 1999 (n° 136)

Bibliographie

Oeuvre de Juste-Aurèle Meissonnier, Peintre Sculpteur Architecte Dessinateur de la Chambre et Cabinet du Roy/ gravée par Huquier (Douzième livre, pl. 73-74-75)
Le poinçon de Paris, répertoire des maîtres orfèvres de la juridiction de Paris, depuis le Moyen Age jusqu'à la fin du XVIIIe siècle/Nocq, Henry. Paris : Floury, 1926-1931.- 5 vol. (t. II, p. 148 repr.)
Orfèvrerie française civile du XVIe siècle au début du XIXe: Paris, 12 avril-12 mai 1926. Paris: Musée des Arts Décoratifs, 1926. 130 pp.: ill. (n° 42 p. 12)
Orfèvrerie civile française/Nocq, Alfassa, Guérin.- Paris : éd.Albert Lévy, 1926. (t. I, pl. XXVIII)
Guide de l'amateur d'orfèvrerie française/Carré, Louis.- Paris, 1929 (repr.)
Donation de M. et Mme david-Weil/ Messelet Jean. Bulletin des Musées de France, mai 1937. pp. 71-72. (p. 71-72 et repr.)
Le style Louis XV/Pierre Verlet.- Paris: Larousse, 1943. (p. 74 et pl. XXII)
L'orfèvrerie française/Babelon, Jean. Paris : Larousse, 1946. (pl. XLIII)
Le style Louis XV origine et évolution du baroque/Kimball Fiske.- Paris, 1949. (p. 168)
Le XVIIIe siècle français/Stéphane Faniel (ouvrage collectif, sous la direction de), Paris : Hachette, collection Connaissance des Arts, 1956.231 p. : ill. (repr. p. 103)
L'orfèvrerie française du 18ème siècle/Brault, Solange; Bottineau, Yves.- Paris : 1959 (pp. 55, 105 et pl. XI.)
Les grands orfèvres de Louis XIII à Charles X/Collection Grands artisans d'autrefois.- in : Connaissance des arts, Hachette, 1965. (p. 105 et p. 101, repr.)
Gli ebanisti del Luigi XV / Gonzales-Palacios, Alvar . Coll. Elite : le arti e gli stili in ogni tempo e paese. Milan : Fratelli Fabbri Editori, 1966 (n° 65 p.143)
Les styles français, les objets/Briat, René.- Paris : Baschet et Cie, 1968 (repr.p. 31 n° 2)
Oeuvre de Juste-Aurèle Meissonier/ Nyberg Dorothée. New-York: 1969 (p. 18-19 et repr. p. 18)
Le XVIIIe siècle français / Connaissance des Arts - Hachette Réalités, Paris, 3e trimestre 1970 (p.168)
The Art of the european silversmith, 1430 - 1830/Hernmarck, Carl. Londres, New York, 1977. (t. I p. 264-265 et t. II p. 287 repr. fig. 755)
Orfèvrerie française des XVIe XVIIe XVIIIe siècles : Catalogue raisonné des collections du Musée des Arts Décoratifs et du Musée Nissim de Camondo/Mabille, Gérard . Paris : Flammarion, imp. Maury, 1984 (n° 95 p. 66)
Juste-Aurèle Meissonnier : un génie du rococo : 1695-1750/ Fuhring, Peter. Turin, London : U. Allemandi, 1999. 2 vol. (pp. 214-217)
I Trionfi del Barocco /art. Roland Michel, 1999 (Notice par Marianne Roland Michel, n° 299 p. 515)
Le style Louis XV/Mouquin, Sophie. Paris : Les éditions de l'Amateur, 2005. (fig. 12 p. 33)
Chefs-d'oeuvre du MAD 2006

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© Paris, musée des Arts décoratifs, © Direction des musées de France, 2006

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Requête :   ((1735 vers) :MILL )
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