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Réponse n° 41
Domaine

émaillerie ; médiéval

Dénomination

croix ; croix de procession

Auteur/exécutant

anonyme (auteur)

Ecole

France, Limoges

Lieu création / utilisation

France, Haute-Vienne, Limoges (lieu de création)

Période création/exécution

12e siècle ; 13e siècle ; 19e siècle

Genèse

oeuvre en rapport

Historique

Cette croix émaillée, mais lacunaire, fut reconstituée à partir d'éléments appartenant à trois périodes chronologiques distinctes : une première période située entre la fin du 12e siècle et le début du 13Ie siècle, le milieu du 13e siècle et finalement le 19e siècle. L'ensemble a pour support une âme de bois en forme de croix potencée pour convenir à la forme des plaques émaillées situées aux extrémités. Une photographie prise de la croix lorsqu'elle était présentée dans les salles du musée Trimolet montre clairement que les plaques émaillées étaient disposées avant la restauration récente sur une âme de bois en forme de croix dont les bras du patibulum n'étaient pas potencés, mais simplement rectangulaires. Les plaques n'arrivèrent donc pas fixées sur une âme originelle qui leur était commune. La plaque à la croisée du revers figurant le Christ bénissant, les plaques du revers représentant le symbole des évangélistes Jean et Matthieu et la figure d'Adam sortant d'un tombeau cerné par les flammes de l'Enfer sont typiques de la production limousine "classique" de la fin du 12e siècle et du début du 13e siècle. En effet, nous pouvons respectivement les comparer avec des pièces de cette période : la plaque de reliure conservée au Musée des Arts décoratifs de Vienne, la plaque de reliure figurant une "Majestas Domini" et conservée à New York (New York, Metropolitan Museum of Art), et un plat de reliure figurant la Crucifixion conservé au Musée du Louvre (inv. OA 6173, Département des Objets d'art). Il est intéressant de noter que les éléments de la croix de Dijon offrent de nombreux parallèles avec les plats de reliure limousins qu'avec les croix. Sur la croix de Dijon, la figure en cuivre fondu, gravé et sans émail du Christ se retrouve essentiellement sur les plats de reliure, alors que les croix présentent plutôt des Christ en cuivre émaillé aux dimensions plus imposantes. Sur le revers sont rapportées des plaques émaillées en forme d'amande. Leur décor émaillé forme un motif quadrilobé étiré avec plusieurs teintes d'émail dans un même champ. Ce type de motif s'observe par exemple sur l'effigie de Guillaume de Treignac (Prague, Umeleckoprumyslové Museum). Les motifs amandins de cette effigie ne sont pas rapportés sur une autre plaque, à la différence de ceux de la croix Trimolet. La facture modeste de ces trois premières plaques rapportées ainsi que le dessin maladroit, presque caricatural, de l'ange gravé sur la petite plaque qui se trouve à la dextre du Christ bénissant, suggèrent que ces quatre plaques furent créées au XIXe siècle. Les petites têtes rapportées de l'ange supérieur et de saint Jean sur le bras droit de l'avers s'associent maladroitement aux corps des figures, tantôt avec un cou trop long, tantôt avec une tête trop engoncée dans les épaules. Si ces petites têtes affichent le style limousin classicisant de l'époque, elles n'en furent pas moins associées aux plaques à une date postérieure. Sur chacun des quatre bras, une pierre est montée sur une petite plaque de cuivre gravée, elle-même assujettie à l'âme de bois. Le montage des pierres n'est pas homogène : les pierres du stipes sont montées sur griffes, alors que les pierres du patibulum sont montées dans des bâtes dentées, entourées par un petit cordon torsadé. Ces petites plaques rappellent celles qui furent remontées sur le frontal de la Vierge et des Trois Rois conservé à Huarte Araquil. (Notice de Nicolas Hatot extraite de "Anthelme Trimolet : artiste et collectionneur d'émaillerie et d'orfèvrerie médiévales", Bulletin des Musées de Dijon, n° 11, 2008-2009, pp.46-59) ; en rapport avec : Limoges 1210-30, Plat de reliure, Paris

Matériaux/techniques

cuivre, champlevé, ciselé, gravé, doré, repoussé, ciselé, émail (bleu, blanc, vert foncé, vert clair, rouge) ; cabochon, cristal de roche

Description

Email champlevé sur cuivre ciselé, gravé et doré

Dimensions

Dimensions Hauteur : 47 cm ; Largeur : 32 cm

Inscriptions

monogramme (latin) ; monogramme (grec)

Précision inscriptions

monogramme, sur le titulus : IHS ; monogramme, au revers dans le médaillon : L'alpha et l'oméga encadrent Dieu bénissant.

Utilisation/destination

pratique religieuse

Sujet représenté

figures bibliques (Christ en croix, IHS, Adam, Main de Dieu, saint Jean l'Evangéliste, saint Pierre, ange, à mi-corps) ; figures bibliques (Christ bénissant, Alpha et Oméga, Aigle de saint Jean, Homme de saint Matthieu, fleur)

Précision sujet représenté

Sur la face principale : Le Christ en croix entre La Vierge (disparue) à droite et saint Jean à gauche, un ange en haut et saint Pierre en bas ; au revers : Dieu le Père bénissant entre les symboles des Evangélistes (seuls l'aigle de saint Jean et l'ange de saint Matthieu sont encore en place) ; La croix Trimolet appartient à l'ensemble des croix à revêtement d'émail avec crucifix en relief, tel qu'il fut décrit par Paul Thoby dans "Les croix limousines de la fin du XIIe siècle au début du XIVe siècle", 1953, p. 123 ; Face principale : La Passion Christ en croix main de Dieu sur le titulus Adam aux pieds du Christ manque la Vierge à gauche Saint Jean à droite ange en haut Saint Pierre en bas Revers : l'Apocalypse Dieu le Père bénissant au centre aigle de saint Jean en haut ange de saint Matthieu en bas manquent les symboles de saint Marc et saint Luc sur les bras de la croix médaillons en amande : ange sur le bras horizontal à gauche, manque à droite motifs floraux sur le bras vertical.

Lieu de conservation

Dijon ; musée des beaux-arts

Musée de France
au sens de la loi n°2002-5 du 4 janvier 2002

Statut juridique

propriété de la commune ; legs ; Dijon ; musée des beaux-arts

Date acquisition

1878

Anciennes appartenances

Collection privée, Trimolet Anthelme et Edma, 1878

Numéro d'inventaire

CA T 1256 ; 1256 (Cat. Trimolet)

Exposition

L'Art des collections. Bicentenaire du musée des beaux-arts de Dijon, Dijon : musée des beaux-arts, 16 juin - 9 octobre 2000 (Cat. C 37 p.247)
L'archange et l'esquisse. Restaurations et acquisitions 2000-2002, Dijon : Musée des Beaux-Arts, (6 décembre 2002 - 17 mars 2003) (p. 2)

Bibliographie

Gleize (Emile), Catalogue descriptif des objets d'art formant le musée Anthelme et Edma Trimolet, Dijon, 1883 (n° 1256 (Limoges XIIe siècle))
Thoby (Paul), Les croix limousines, Paris, 1953 (n° 60 p. 123, pl. XXIX et p. 46)
Hatot (Nicolas), "Anthelme Trimolet : artiste et collectionneur d'émaillerie et d'orfèvrerie médiévales", Bulletin des Musées de Dijon, années 2008-2009, n° 11, 2010, p.46-59 (fig. 18 et 19 p. 55)

Rédacteur

Jugie Sophie ; Bardin Dominique

Copyright notice

© Dijon, musée des beaux-arts, © Service des musées de France, 2017

Crédits photographiques

© François Jay - musée des beaux-arts de Dijon

 

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